L’AGIT annonce l’arrivée de Angélica Calvet et de Mathieu Delemme à sa vice-présidence. Angélica Calvet, dirigeante de CS Horizon et représentante de la Fédération Cinov, Mathieu Delemme, président de l’écosystème Ctrl-a, portent une feuille de route resserrée autour de trois chantiers pour 2026 et 2027. L’association veut transformer sa notoriété en influence concrète auprès des entreprises et des institutions.
La nomination intervient à un moment charnière pour l’association. Après plusieurs années consacrées à la sensibilisation et à la production de référentiels, l’AGIT veut désormais peser sur les décisions des entreprises et des pouvoirs publics. Mathieu Delemme apporte vingt-cinq ans d’expérience dans l’accompagnement des acteurs de l’intérêt général, depuis la création de l’agence ecedi en 2001. Angélica Calvet apporte plus de 20 ans d’expérience, dans des organisations professionnelles ajoutant une dimension internationale déjà engagée, avec la participation de l’AGIT au rassemblement européen Green IO en décembre 2025, la création de l’AGIT Mexique & Amérique Latine et la réactivation de l’AGIT Québec.
Ce renouvellement de gouvernance suit de peu l’obtention par l’AGIT du statut d’intérêt général, une reconnaissance officielle qui ouvre de nouveaux leviers de financement et renforce la légitimité de l’association auprès des institutions, des entreprises et des collectivités. Les deux vice-présidents portent une même ambition, celle de faire du numérique responsable un sujet de direction générale et non plus un dossier réservé aux experts.
Mathieu Delemme, une vision élargie du numérique responsable
Dès la création d’ecedi en 2001, Mathieu Delemme fait du numérique responsable le fil rouge de son engagement. Très tôt, il porte la cause de l’accessibilité auprès des institutions et contribue aux travaux qui conduiront à son inscription dans la loi handicap de 2005. Cette même exigence anime les entités qu’il réunit aujourd’hui au sein du groupe Ctrl-a, dont Temesis, à l’origine de la certification qualité web Opquast. En 2018, il lance et anime au sein de l’Institut du numérique responsable (INR) le groupe de travail « Éco-conception des services numériques », dont les travaux poseront les fondations du RGESN, le référentiel général d’écoconception des services numériques. Il préside aujourd’hui Ctrl-a, écosystème d’entités engagées pour des transformations justes et utiles, qui réunit numerik-ea, ecedi, emundi, Temesis, Smart agence, La ligne et le cabinet Cap Nova.
Le nouveau vice-président veut élargir le périmètre d’action de l’association. « Trop souvent, on limite le numérique responsable au bilan carbone. Je veux que l’AGIT démontre qu’un numérique durable et responsable est indissociable de l’inclusion sociale, de la gouvernance et de l’impact environnemental », précise Mathieu Delemme. Il revendique une approche de bâtisseur de référentiels, mais insiste sur la dimension humaine des transformations : « La qualité technique d’un outil ne suffit pas. Ce qui fait la réussite d’une transformation, c’est la façon dont elle est comprise et vécue par les humains. »

Angélica Calvet, une vice-présidence tournée vers l’international
Angélica Calvet déjà active à l’AGIT depuis 2015. Elle y voit dans les organisations professionnelles, un relais pour diffuser les pratiques du Numérique Responsable auprès des entreprises, collectivités et donneurs d’ordre. Sa feuille de route comprend trois axes :
Le premier renforce une dynamique partenariale avec les fédérations professionnelles et les réseaux d’entreprises. Le deuxième développe un cercle d’échanges international. Le troisième outiller davantage les entreprises pour objectiver leurs démarches du Numérique Responsable.
Pour le volet international : « L’objectif n’est pas seulement de représenter l’AGIT à l’international, mais de partager l’expérience française en matière de réglementation, les méthodes développés, les retours d’expérience et les bonnes pratiques entre pays, entreprises, experts et institutions », explique la vice-présidente, qui envisage des rencontres trimestrielles, des webinaires croisés et des publications communes.
Le troisième chantier est celui d’équiper les entreprises avec des outils de pilotage robustes. « Des méthodologies comme ROI-MPACT© peuvent contribuer à passer d’un discours d’intention à une logique de décision, avec des indicateurs compréhensibles par les directions générales, les DSI, les directions RSE, les achats et les directions financières », détaille Angélica Calvet, qui résume son rôle en une formule, celle d’une passerelle entre l’AGIT et les entreprises, entre la
France et l’international, entre les experts du Numérique Responsable et les décideurs.



































